Le documentaire Ai Weiwei, Never Sorry signé d’une jeune Américaine, Alison Klayman, apporte un éclairage indispensable pour aller au-delà des clichés...

 

Ai Weiwei never sorry

Le public français (et j'en fais partie) a réellement découvert Ai Weiwei cette année, avec sa première grande exposition parisienne au Jeu de paume; j'avais déjà d'ailleurs posté un petit article à cette occasion ici

« L’homme au doigt d’honneur »

Avec ce documentaire, on le découvre mieux dans son histoire, ses influences, sa complexité, et, pas assez sans doute, ses ambiguïtés et contradictions.

ai weiwei alison Kleyman

Alison Klayman et AI Weiwei

Le soutien d’un réseau de musées, d’artistes

A l’arrivée, on comprend pourquoi Ai Weiwei agace autant le pouvoir chinois, qui est aujourd’hui démuni pour faire face efficacement à ce phénomène.


Elton John et Ai Weiwei à Pékin (via Twitter)

Le mettre en prison ? C’est en faire un martyr disposant d’une gigantesque caisse de résonnance mondiale avec le réseau des musées, des galeries, des artistes, comme l’a montré la récente danse « Gangnam Style » menée par l’artiste Anish Kapoor en solidarité avec Ai Weiwei. Ou la récente sortie en sa faveur d’Elton John à Pékin.

Le laisser en totale liberté, c’est prendre le risque de voir se développer un courant libertaire au sein de la jeunesse urbaine, inspirée par l’exemple d’un homme qui se moque des convenances au point de faire un « doigt d’honneur » à la Cité interdite et à son portrait de Mao, ou de dire, face caméra : « J’emmerde ma patrie. » 

Aujourd’hui, Ai Weiwei n’a pas récupéré son passeport, mais, comme il le reconnaît, il est libre de ses mouvements en Chine. Et il a récupéré sa liberté de parole dont il ne se prive pas...

 

ai weiwei tour eiffel

En finale de l’Oscar du documentaire

Alison Klayman le rend attachant, drôle et grave, provocateur et réfléchi. Comme lorsqu’il constate que parmi tous ses chats, un seul a appris à ouvrir les portes en observant les humains. Mais que la principale différence entre les hommes et les chats, est que ces derniers ne savent toujours pas refermer la porte derrière eux.

Rien que pour ça, « Ai Weiwei Never Sorry » est un film à voir. Il a d’ailleurs été sélectionné parmi les finalistes de l’Oscar du meilleur documentaire, ce qui n’a pas dû passer inaperçu à Pékin...

pour voir la totalité de l'articlem: http://www.rue89.com/2012/12/05/ai-weiwei-never-sorry-portrait-dun-artiste-chinois-derangeant-237569